Dans l'industrie de la transformation des huiles comestibles, l'odeur désagréable de l'huile de soja est un problème courant qui impacte la qualité et la satisfaction client. Cette nuisance olfactive est principalement due à un processus de désodorisation mal maîtrisé. Aujourd'hui, nous allons détailler les étapes clés du procédé de raffinage, avec un focus particulier sur la désodorisation à basse température, afin de vous aider à éliminer efficacement les odeurs indésirables tout en maîtrisant les coûts énergétiques et en respectant les normes environnementales.
Le raffinage comprend quatre phases essentielles : le dégommage (dégélatinage), la neutralisation, la décoloration et la désodorisation. Chacune joue un rôle spécifique pour garantir la pureté et la stabilité aromatique de l’huile.
| Étape | Objectif principal | Paramètres clés |
|---|---|---|
| Dégommage | Réduction des phospholipides (résidu maximal : 10 ppm) et préparation à la neutralisation |
Température : 60-75 °C Durée : 30-45 min |
| Neutralisation | Élimination des acides gras libres (acidité ≤ 0,1 %) |
pH: 6,5-7,0 Température : 70-80 °C |
| Décoloration | Réduction des pigments et métaux traces | Argile activée : 1-3 % Température : 100-110 °C Durée : 15-30 min |
| Désodorisation | Élimination des composés volatils responsables des odeurs et amélioration du profil aromatique |
Température : 160-210 °C (basse température ciblée : 160-180 °C) Pression : 3-6 mmHg Durée : 2-3 heures |
La désodorisation traditionnelle à haute température peut entraîner la perte de composés bénéfiques et provoquer des réactions de dégradation, entraînant un goût altéré ou un voile gras. En adoptant une désodorisation à basse température (entre 160 et 180 °C), vous préservez mieux la qualité nutritionnelle et sensorielle de votre huile tout en éliminant efficacement les composants volatils tels que les aldéhydes, cétones et acides carboxyliques responsables des odeurs indésirables.
Selon un retour client d’un moulin industriel moyen (capacité 20-50 T/jour), en ajustant la température de désodorisation de 185 °C à 170 °C et en optimisant la pression à 4 mmHg, la teneur en composés odorants a diminué de 35 %, ce qui a significativement amélioré l’acceptabilité gustative chez les utilisateurs finaux.
L’enjeu pour les petites et moyennes huileries est non seulement de maîtriser la qualité, mais également de réduire la consommation énergétique et les émissions polluantes. Intégrer des échangeurs de chaleur et une récupération de vapeur permet de diminuer jusqu’à 20 % la consommation énergétique globale du raffineur.
Par ailleurs, le contrôle des émissions de soufre et de composés organiques volatils (COV) est essentiel pour respecter les réglementations en vigueur. Une veille constante et l’usage d’outils de détection intégrés garantissent une exploitation responsable.
Ces bonnes pratiques contribuent non seulement à éliminer efficacement les odeurs, mais aussi à optimiser les coûts et la pérennité de votre installation.
Les causes communes aux persistances d’odeur incluent :
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